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Les règles de typographie à connaître absolument pour un texte réussi

Si vous écrivez un texte et souhaitez le publier, il est possible que vous ne sachiez pas bien comment le mettre en forme et comment respecter toutes les règles relatives à la ponctuation, aux espaces. Cela vous semble peut-être même secondaire. Détrompez-vous, au même titre que l'orthographe ou la grammaire, la typographie constitue un point à ne pas négliger si l'on veut obtenir un texte irréprochable. Il existe en effet un certain nombre de règles à respecter si vous souhaitez que votre écrit soit clair pour le lecteur et suffisamment mis en valeur.


Qu’est-ce que la typographie ?


La typographie existe depuis les débuts de l’imprimerie, et a grandement évolué du XIXe siècle à nos jours. Aujourd’hui, elle se définit comme l’ensemble des règles de composition d’un texte. La typographie inclut le choix de la police de caractères, la mise en page (paragraphes, marges), la manière d’abréger les termes, etc.

Elle repose également sur les espaces (dont il existe d’ailleurs plusieurs types !), sur le choix des abréviations, l’usage de majuscules et de ponctuation selon le type de mots utilisé, etc.


Ce sont ces différents points que nous allons préciser, afin que vous maîtrisiez les bases de la typographie.


En quoi est-elle utile ?


Il est nécessaire de respecter les règles typographiques, afin que votre texte bénéficie d’une bonne lisibilité et plaise à votre lectorat. Elles constituent un véritable savoir-lire et permettent d'uniformiser la pratique quant aux différents usages qui y ont trait.


Tour d'horizon des règles orthotypographiques


Tout d’abord, nous allons aborder les règles typographiques de type orthotypographique.


Quelques abréviations


Les titres de personnes :

  • les abréviations de « Docteur », « Professeur » et « Maître » s’écrivent respectivement « Dr », Pr », et « Me », sans ajout de point ;

  • celles de Madame, Mademoiselle et Monsieur sont respectivement : « Mme », « Mlle », et « M. ». N’utilisez pas « Mr » pour Monsieur, qui est une abréviation de Mister, et donc un anglicisme ;

  • pour former le pluriel de ces abréviations, on rajoute un s à la fin, sauf pour « M. », où l’on double la consonne : ainsi, la forme abrégée de Messieurs est « MM. ».

Point final ou non :

  • toutes les abréviations sont suivies d’un point, sauf les titres autres que « M. » – comme dit ci-dessus – et les suivantes : celles des unités de mesure, et celles formées en gardant la dernière lettre du mot abrégé (exemple : « faubourg » → fg).

Certains chiffres :

  • par exemple, « premier », « second », etc., s’abrègent « 1er » et « 2nd », avec donc en exposant les deux dernières lettres du mot complet. En revanche, les mots comme « deuxième » s’abrègent communément avec seulement la dernière lettre en exposant. Ainsi, il conviendra d’écrire « 2e » pour « deuxième » et non « 2ème », que l’on voit souvent.

  • lorsque les adjectifs numéraux sont accordés en genre et en nombre, ils s’écrivent de la sorte : « premiers » devient « 1ers », « seconde » devient « 2nde », « seconds » devient « 2ds », et « deuxièmes » devient « 2es ». Pour plus de clarté, voici comment le résume le site de l'Académie française avec l'affichage des exposants :



Majuscules


Règles générales :

  • les mots ne nécessitent pas de majuscule, sauf quand cette dernière est obligatoire ;

  • une majuscule est obligatoire pour la première lettre d’une phrase, d’un nom propre, et pour les sigles ;

  • les adjectifs ne prennent pas de majuscule, malgré quelques exceptions comme : « la Première Guerre mondiale », « la Seconde Guerre mondiale ».

Dates :

  • les jours et les mois s’écrivent entièrement en minuscule ;

  • exception faite pour les mois de dates en rapport avec un événement (exemple : « 11 Septembre »).

Langues et personnes :

  • il convient de mettre une majuscule aux mots désignant des personnes originaires d’un pays (exemple : « ces grands Français »), sauf quand le mot est utilisé comme un adjectif (exemple : « ces femmes françaises ») ;

  • les langues s’écrivent en minuscule (exemple : « elle apprend le coréen »).


Majuscules vs accents :

  • les majuscules comportent des accents ;

  • seules les majuscules contenues dans des sigles n’en ont pas (tel que « ESF » pour « École du Ski Français »).

Les espaces


L’espace sécable :

  • c’est le blanc qui suit ou précède un caractère, et l’espace la plus courante. On la trouve par exemple entre deux mots.

L’espace insécable :

  • c’est l’espace interdisant le retour à la ligne ;

  • concrètement, imaginons que vous écrivez un nombre sous forme de chiffres dans votre texte en fin de ligne. Le nombre étant trop long (par exemple, 5 000 000), il va se séparer en deux : certains chiffres vont rester en fin de première ligne, et les restants vont se positionner en début de seconde ligne. Ce n’est pas très joli, mais en plus cela rend le texte difficilement compréhensible ! Voilà pourquoi l’espace insécable sera d’une grande utilité.

  • il est donc nécessaire de connaître les différentes espaces, afin d’adopter non seulement une bonne typographie, mais également une orthotypographie correcte.

L’italique :

  • On l’utilise pour les mots étrangers et pour les titres d’œuvres comme les ouvrages, les films, etc.

  • Raccourci : ctrl + i.


Les bases de la typographie


Maintenant que nous avons abordé quelques règles d’orthotypographie, nous allons énoncer rapidement les bases de la typographie de manière plus générale, en traitant des polices de caractères de manière simple.


Les polices de caractères


La taille :

  • il est important de choisir une taille adéquate pour sa police d’écriture, car elle dépend de la police choisie, et la taille aura donc un impact sur la lisibilité du texte.

Les empattements :

  • ce sont les extensions situées à l’extrémité des caractères ;

  • les polices avec empattements sont appelées « polices Serif » (exemples : Georgia, Times New Roman), contrairement à celles qui n’en ont pas, logiquement appelées « polices Sans Serif » (exemples : Arial, Calibri, Comic Sans) ;

  • à chaque utilisation, sa police ! Sur le web, on trouve beaucoup de polices Sans Serif, car les empattements sont difficilement lisibles sur un écran.

Les graisses :

  • les graisses correspondent à l’épaisseur des caractères ;

  • certaines polices offrent plus ou moins de diversité en termes d’épaisseurs ;

  • raccourci pour écrire en gras : ctrl + g.


Pour conclure…

Connaître les règles de typographie et d’orthotypographie est, on l'a vu, primordial pour mettre en valeur votre texte, pour le rendre clair et agréable à lire. Par exemple, les abréviations se révèlent nécessaires pour que vos phrases ne soient pas trop longues, et savoir bien les écrire est signe de qualité et de sérieux pour votre écrit. Également, le fait qu’il existe différents types d’espaces peut paraître au premier abord insignifiant, mais on se rend vite compte que les espaces insécables rendent un texte bien plus plaisant à l’œil pour le lecteur ! Pour ne pas perdre le fil et s'y retrouver parmi toutes ces normes en usage, les règles les plus importantes vous ont été présentées, tâchez de les utiliser pour sublimer vos textes ! Et si vous souhaitez maîtriser l'intégralité des règles, la bible dans le domaine est le Lexique des règles typographiques en usage à l'imprimerie nationale ; un must-have pour tout rédacteur ou tout écrivain !